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Le matériel pour débuter en peinture à l'huile

Qu'est-ce qui fait la qualité d'une peinture à l'huile ?

Vous avez peut-être déjà entendu les termes étude, fine, extra fine, super fine. Alors de quoi s'agit-il ? On parle ici des différentes gammes de qualité de peinture.


Les différences principales entre ces gammes se trouvent :

  • Au niveau du taux de pigments. Plus il est élevé, plus l'intensité et la résistance de la couleur sera bonne

  • De la finesse du broyage. Plus il est élevé et plus la texture sera homogène et lisse.

  • Et de la qualité du liant (huile) utilisé.


La peinture extra fine se distingue par un taux de pigment pur plus conséquent et un broyage qui laisse les pigments au plus fin.

Vous l'aurez compris, plus la peinture est fine, plus elle est de qualité et plus elle est onéreuse.


Les différentes marques de peinture à l'huile


Pébéo :

  • 58 couleurs disponibles

  • Assez bonne qualité

  • Bon rapport qualité / prix

Rembrandt :

  • 120 couleurs disponibles

  • Haute qualité, extra fine

  • Prix assez onéreux

Winsor & Newton

  • 117 couleurs disponibles

  • Très bonne qualité de pigment

  • Bon rapport qualité / prix

LeFranc & Bourgois

  • 120 couleurs

  • Extra fine

  • Bon rapport qualité / prix

Van Gogh

  • 4 degrés d’opacité (transparent, semi-transparent, semi-opaque et opaque)

  • Haute pigmentation

  • Bon rapport qualité / prix

Je vous présente les principales marques, rencontrées sur le marché. Il en existe d'autres évidemment, soit, de meilleure qualité, soit, a contrario, de qualité plus médiocre.

Personnellement, j'ai débuté avec la marque Pébéo, selon moi d'assez bonne qualité, avec un prix raisonnable.

Puis, j'ai essayé la marque Winsor&Newton, un peu plus coûteuse, mais des couleurs plus vives et intenses à mon goût.

Aujourd'hui, je peins avec la marque Rembrandt. Une fois essayée, je l'ai toute de suite adoptée. Ses couleurs me semblent beaucoup plus profondes et sa texture plus lisse et homogène.


3.2 Les pinceaux


Formes, tailles, matières, synthétiques ou naturels ? courts ou longs ? on ne s'y retrouve plus dans ce large éventail de choix !


Premièrement, concernant la longueur du manche, c'est plutôt simple. Les pinceaux à manches courts sont conçus pour peindre de près, réaliser les détails du sujet.

Et ainsi, logiquement, les pinceaux à manches longs, sont élaborés pour peindre de plus loin, notamment quand on peint de grands formats ou quand on peint debout. Cela permet d'avoir une vue d'ensemble sur le tableau.


Venons-en à la matière du poil. Il existe des pinceaux à poils synyhétiques et d'autres à poils naturels.


Les poils naturels :


Les pinceaux naturels ont des écailles extrèmement petites, qui vont retenir la peinture. C’est pour cela qu’ils se gorgent facilement et sont plus généreux.


On retrouve parmi les pinceaux à poils natruels :


  • La soie de porc : les pinceaux en soie de porc permettent de travailler dans la matière presque comme au couteau et de laisser des traces.

  • Les pinceaux en poils de martre: poil très doux, avec une mémoire de forme, permettant aux pinceaux de reprendre leur forme initiale au cours du travail.

  • Les pinceaux en poils de Kevrin: ce poil a les mêmes caractéristiques que le poil de martre, tout en étant un peu plus nerveux, avec plus de force.


Les poils synthétiques :


Les pinceaux en fibres synthétiques peuvent aller du poil très souple au poil très dur. La couleur du poil synthétique indique sa résistance. Les poils clairs sont doux et les poils foncés sont plus rigides. Les matières varient du polyamide au nylon.

Ils ont l'avantage d'être plus résistants à l'usure et aux produits décapants que les poils naturels.


A titre personnel, je n'utilise pas les pinceaux à poils naturels, dans une démarche d'éthique.


Les synthétiques sont bien adaptés, et permettent d'obtenir des rendus de qualité.


Passons maintenant à la forme des pinceaux :


  • Le pinceau rond : permet d'aller dans la précision du bout du pinceau, puis d'épaissir le trait avec une pression plus importante.

  • Le pinceau plat : permet de faire des aplats et des fonds, ainsi que d'appliquer de manière homogène une couche de couleur.

  • Le pinceau pointe usée-bombée (langue de chat): permet de réaliser des fondus tout en douceur. Il existe deux modèles, un plus plat, l'autre plus bombé. A titre pesonnel, j'utilise le plus bombé, pour réaliser mes fondus et estompes.

  • Le pinceau éventail: permet de réaliser des fondus, ou de représenter le pelage, des feuillages ou des herbes

  • La pinceau biseautée: permet d'aller dans la précision, notamment lorsqu'il s'agit de séparer des couleurs de façon très nette.

  • Le pinceau liner : permet de réaliser les détails très fins, comme les cheveux ou les poils d'animaux par exemple.

  • Le spalter : permet de peindre de grandes surfaces.


Pour chaque forme de pinceaux, il existe des variantes de formes différentes.


Je vous conseille de ne pas trop acheter de pinceaux à la fois. Vous pouvez acheter un premier set de pinceaux, d'abord dans une gamme moyenne, pour tester les différentes formes.


Puis au fur et à mesure de votre pratique, vous saurez quels pinceaux sont les plus adaptés à votre technique et manière de peindre.


3.3 Les supports


La majorité des artistes peintres peignent sur de la toile. C'est un support utilisé depuis des siècles, parfaitement adapté à la technique de l'huile.


Cependant, il est possible d'élargir sa créativité en utilisant d'autres support, tels que le bois ou le papier.


La toile :


Vous avez le choix d'opter pour une toile déjà montée sur châssis, ou acheter de la toile en rouleau, que vous allez ensuite, monter vous-même sur un châssis aux dimensions souhaitées.


La qualité d'une toile dépend d'abord de son tissage. Plus il est resserré, plus la toile sera tendue, et plus le travail sera facilité.


Ensuite, la qualité va aussi dépendre de la matière de la toile. Il en existe trois principales sur le marché :


  • Toile de lin : excellente qualité, tissage fin, fibres naturelles, noblesse du tissu, onéreuse (à éviter lorsque l'on débute la peinture).


  • Toile de coton : prix plus abordable, elle est toutefois moins résistante que la toile de lin et a tendance à se détendre. D'où l'importance des clés de châssis, qui permettent de retendre la toile, si besoin.


  • Toile de jute: fibres plus grosses que celles du coton, mais plus résistantes et durables. Support bien adapté pour le travail d'empâtements.


  • Carton entoilé : toile collée sur un carton rigide, idéal pour les travaux d'études, prix peu onéreux, possibilité de l'encadrer facilement .

Le bois :


C'est un support rigide qui permet un large panel créatif : collage, empâtement,... Le travail de la peinture est tout autre, le pinceau glisse tout seul sur la surface lisse du bois.

La phase de préparation est nécéssaire sur ce type de support. Vous pouvez utiliser un gesso blanc, en plusieurs couches, pour enduire toute la surface.

Existe différents type de bois : hêtre, noyer, peuplier ou chêne.


Le papier :


Le papier spécialement conçu pour la peinture à l'huile se décline sous différents formats : feuilles libres, rouleaux, blocs.


Pour les débutants, il est intéressant, de par son prix très raisonnable. Cela permet de s'entraîner, avant de se lancer sur des supports plus onéreux.


Il est aussi adapté aux artistes plus confirmés, puisque sa texture, proche de celle du lin, permet des travaux d'études et des réalisations d'œuvres de qualité.


Léger et facilement transportable, c'est un support bien pratique pour tous les amoureux de la peinture en plein air !


3.5 Les médiums à peindre


Les médiums jouent un rôle très important. Ils déterminent l'effet et l'apparence finale de la peinture.


Il peut être aussi considéré comme le ciment de la construction du tableau.


Quelles sont les utilités des médiums ?


  • Accélérer le temps de séchage

  • Changer la consistance ou la texture

  • Améliorer la brillance


Il existe plusieurs choix de possibilités. Vous pouvez, soit mélanger un diluant à peinture avec de l'huile de lin, ou d'œillette.


Dans ce cas, il faut respecter la règle du gras sur maigre (que j'explique dans la partie suivante), en effectuant les mélanges ainsi :


  • 1 ère couche : 20 % d'huile + 80 % de diluant

  • 2 ème couche : 35 % d'huile + 65 % de diluant

  • 3 ème couche : 50 % d'huile + 50 % de diluant

Pour le diluant, vous pouvez choisir de l'essence de térébenthine, vendue en grande surface ou dans un magasin spécialisé (plus onéreux).


Concernant les huiles, vous pouvez également les trouver dans les enseignes de loisirs créatifs.


Soit, vous pouvez utiliser des médiums appelés alkydes, comme le liquin par exemple, qui permettent un séchage rapide. Dans ce cas, il n'est pas nécéssaire d'appliquer la règle du gras sur maigre.


Il existe plusieurs marques de médiums. Personnellement, j'utilise le médium à peindre de chez Senelier. Il accélère le durcissement de la pâte et donne un aspect brillant à la peinture.


A mes débuts, j'utilisais celui de chez Pébéo, qui sèche plus lentement et laisse un aspect neutre.


Il existe aussi des textures différentes, gélatineuse, pateuse, ou liquide.


Les médiums liquides permettent une fluidité de la peinture et facilitent l'étalement sur la toile. Ils sont parfaits pour effectuer les détails, tels des cheveux ou des poils par exemple. On peut le mélanger directement à la peinture, ou l'appliquer au préablabe, avec un pinceau, sur la toile, pour ensuite venir étaler la peinture. Cette manière de l'appliquer est pratique pour peindre des grandes zones comme les fonds, par exemple.


Les textures pâteuses vont être plus utiles, justement, si vous souhaitez apporter un effet d'empâtement à votre tableau. On le mélange directement à la peinture avant de l'appliquer.


Les médiums gels, vont permettre d'apporter plus de consistance à la peinture et de travailler plus en épaisseur.


Il y a aussi le médium siccatif, qui lui, permet un durcissement très rapide de la peinture.


A vous de choisir celui, avec lequel vous êtes le plus à l'aise et aussi, en fonction du rendu que vous souhaitez obtenir.


3.5Accessoires


Les couteaux


Le couteau est l'outil idéal pour réaliser des effets matières et des empâtements. Il est le compagnon parfait des peintres qui aiment se laisser aller à une certaine spontanéité et liberté dans leurs gestes.


Certains artistes réalisent même la totalité de leurs tableaux au couteau.

C'est une technique difficile à maîtriser (pour ma part en tout cas !), elle exige une très bonne dextérité et une grande maîtrise des couleurs.


Deux types de couteaux :

  • Avec Dénivelé : spécialement conçu pour peindre, permet de poser ses doigts, sans toucher la peinture fraîche appliquée au préalable.

  • Sans Dénivelé : ont vocation à bien mélanger les couleurs sur la palette.


Plusieurs formes de lames :

  • Pointe carrée

  • Pointe biseautée

  • Pointe goutte

  • Pointe allongée pointue

  • Pointe triangle

  • Pointe ronde

  • Pointe griffe

Il existe d'autres variantes au niveau des tailles et de la longueur. L'utilisation d'un modèle se fait en fonction du résulats que vous souhaitez obtenir.

De manière générale, l'utilisation du couteau se fait soit :

  • Avec le plat de la lame : recouvrir une partie avec de la peinture ou pâte relief, créer des effets de textures, appliquer des couleurs sans les mélanger...

  • Avec la tranche de la lame : délimiter la matière, tracer des lignes, enlever un surplus de peinture sur une zone, racler la peinture ...

  • Avec le bout de la lame : créer des effets en forme de points, sculpter la matière, ajouter des détails...

Ceci est un extrait de mon e-book "Premiers pas en peinture à l'huile", que vous pouvez retrouver ici :



Bonne créativité !


Jessica.


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