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5 clés en or pour améliorer vos œuvres en peinture à l'huile

Bien préparer sa toile


En effet, la préparation de son support au préalable, est essentielle pour une meilleure application de la peinture, mais aussi pour une meilleure conservation dans le temps.

A mes débuts, je ne prenais pas le soin de cette étape, qui est pourtant nécessaire. Puis, en m'inspirant d'autres artistes, j'ai constaté qu’ils s’appliquaient sur cette étape préliminaire. J'ai donc décidé de prendre le temps sur cette préparation, et le résultat s'est avéré très positif au niveau de la mise en couleur, mais également de la qualité du rendu final.

Les châssis entoilés, que l'on achète dans le commerce, sont généralement enduits d'une couche de Gesso. Il est donc possible de peindre directement dessus, sans ajouter de couches supplémentaires. Mais celle-ci reste très fine, et révèle toujours le grain de la toile.


Alors comment procéder ?

C'est très simple, il vous suffit d'enduire une couche de Gesso, avec un pinceau large de préférence, d'abord dans le sens de la longueur, puis dans le sens de la largeur. Une fois cette première couche sèche, il est bon de renouveler l'opération une deuxième fois, afin d'obtenir un résultat bien homogène. Vous pouvez finir, en ponçant le support avec un papier de verre, pour obtenir un support bien lisse.

Après cette étape du Gesso,


vous pouvez appliquer une couche de peinture acrylique bien diluée. Cette étape n'est pas essentielle. Chaque artiste ressent ce qui est le mieux pour lui.

S'appliquer sur son esquisse


Maintenant que votre support est prêt, vous allez pouvoir tracer votre esquisse.

Lorsque j'ai débuté la peinture, je m'inspirais beaucoup d'un peintre russe, qui utilise la technique "Alla prima", et peint beaucoup au couteau. J'admire ces techniques qui exigent un niveau de maîtrise extraordinaire du pinceau, mais également de l'observation. Pas d'esquisse, pas de ligne guide. La peinture se fait d'un premier jet, donc pas de deuxième, ni de troisième couche. C'est une technique spontanée et créative.

Mes premières créations se sont inspirées de sa façon de peindre, je ne faisais pas de croquis, je peignais directement sur ma toile.

Seulement, lorsque que j'ai voulu m'attaquer à des portraits animaliers, ou des monuments, je me suis rendue compte, que les proportions n'étaient pas parfaites.

Au fil de mon expérience, j'ai tenté d'autres approches, et notamment, une technique plus classique, utilisée par les plus grands peintres. C'est à dire, dessiner dans un premier temps son esquisse, pour ensuite mettre en couleur, en couches progressives. Je suis plus à l'aise avec cette technique.

Donc, tout ça pour vous dire, que si vous n'avez pas une maîtrise parfaite des proportions, mieux vaut réaliser une esquisse pour vous guider et ne pas avoir de surprise durant la progression de votre travail.

Pour cela, vous pouvez utiliser la méthode du quadrillage, qui permet de reproduire de façon parfaite votre sujet de modèle. Ou bien à main levée, en utilisant ses moyens d'observation. Chacun selon son ressenti.


Bien choisir ses couleurs

Une fois votre esquisse réalisée (ou pas !), vient l'étape de mise en couleur.

Il s'agit d'abord de bien observer votre photo de référence, en repérant les différentes nuances de valeurs, les ombres et les lumières.

Ce premier travail d'observation vous permettra de choisir vos couleurs de base pour l'ensemble du tableau.

Avec ces couleurs de base, vous allez effectuer des mélanges, pour obtenir les différentes valeurs, que vous avez identifiées au préalable.

Par exemple, je peux avoir une végétation avec plusieurs valeurs de vert. Je vais d'abord choisir un vert de base, que je vais mélanger à d'autres couleurs, pour obtenir la teinte désirée.

Pour vous aider dans vos mélanges, je vous conseille d'utiliser l'outil du cercle chromatique. Il est très utile pour identifier les couleurs complémentaires et tertiaires, obtenues à partir des trois couleurs primaires (le jaune, le bleu et le rouge).

A noter que les couleurs complémentaires, mises côte à côte, se mettent en valeur mutuellement, et permettent d'obtenir de jolis contrastes. En les mélangeant, on obtient une couleur se rapprochant du gris, très utile pour les ombres.


Prendre du recul

Tout au long de la progression de votre tableau, il est capital de s'arrêter et de prendre du recul.

Lorsque que l'on peint les détails, on est souvent collé à sa toile, et très concentré sur une partie du tableau. Et cela empêche de voir l'œuvre dans sa globalité. Le fait de s'éloigner, et de prendre du recul va permettre d'observer l'harmonie générale qui se dégage, et éventuellement de modifier ou rajouter des choses que l'on n’aura pas vues.

Prendre du recul, est aussi nécessaire lorsque l'on est fatigué ou que l'on ressent une gêne dans la réalisation d'un élément du tableau. Laisser le tableau de côté, et y revenir le lendemain est très bénéfique. On y revient avec un œil neuf, et une meilleure énergie.

Le principal est de prendre du plaisir et de s'épanouir dans ce que l'on fait.


Peaufiner les détails

La dernière clé en or que je souhaite vous partager, est de peaufiner les détails. La perfection n'existe pas, mais être perfectionniste est une bonne chose. Viser l’excellence dans la réalisation de vos tableaux, vous permettra d'atteindre des niveaux supérieurs.

Avoir déjà cette intention, est un premier pas vers ce chemin d'excellence.

Les détails vont ajouter de la valeur et du réalisme à vos œuvres. C'est pour cela aussi, qu'il est nécessaire de prendre son temps, de revenir sur son travail, afin de percevoir des détails, qui n’auraient pas été vus la veille.

Je finirai par deux clés bonus, qui sont l'amour et la persévérance. Deux qualités qui sont le socle de tout projet dans la vie. Sans elles, les autres clés ne seront pas aussi prospères.

A vos pinceaux !


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